Equilibre en famille : vers un partage plus juste, plus joyeux, plus vivant
Par Maité Fosset
A la maison, les journées filent à toute allure. Préparer les repas, répondre aux mails, consoler les chagrins, planifier les rendez-vous médicaux, penser à l'anniversaire du cousin, changer les draps, faire les courses, ranger, coordonner, anticiper, ...
Et si, au lieu de jongler avec tout, on décidait de repartager les balles?
Mieux encore : si on transformait cette question souvent délicate en jeu d'équipe?
Ce n'est pas "juste" une histoire de tâches
Parler du partage des tâches, ce n'est pas juste cocher des cases ou répartir les lessives. C'est mettre en lumière la charge mentale, souvent invisible, et questionner ce qui se rejoue en sourdine dans les dynamiques familiales : les rôles implicites, les loyautés héritées, les croyances de genre, la peur de déranger ou de décevoir.
C'est aussi oser dire :
"Je suis fatiguée"
"J'ai besoin d'aide"
"J'aimerais qu'on en parle autrement"
C'est un acte de conscience, de soin et de courage.
Un atelier pour souffler, réfléchir et réinventer
C'est pour toutes ces raisons que j'ai créé l'atelier "Equilibre en famille" :
Un espace bienveillant, ludique, pour poser les valises et prendre du recul . Un temps pour soi (ou à vivre en duo), avec des outils de coaching, des échanges, et un peu de créativité pour revisiter la question de partage dans la famille.
On y explore :
- La charge mentale (et affective)
- Les loyautés invisibles
- les besoins, les émotions, les freins
- et surtout : des pistes concrètes pour avancer autrement.
Et si vous veniez faire un pas de côté?
Par pour "culpabiliser" ou "faire mieux", mais pour respirer, remettre de la souplesse, et peut-être (re)découvrir que partager, c'est aussi se libérer.
Prochain atelier :
Mardi 26 août 2025
De 17h à 19h
Au Monty à Genappe
Prix : 10€ en solo ou 15€ en duo
Pour vous inscrire : https://forms.cloud.microsoft/r/xpC5vgETfx
Les places sont limitées.
Vous pouvez aussi partager cet article avec une amie, un compagnon, une soeur, un collègue... parce que l'équilibre, ça commence souvent à deux.
Ce que le théâtre révèle chez les enfants
Par Maité Fosset
Une année, j'avais un projet de théâtre à l'école dans un cycle 3è-4è primaire. Dans la classe de 3è primaire, il y avait un élève qui était très difficile à canaliser. Il n'écoutait pas, il criait, il embêtait les autres, malgré qu'il avait choisi son rôle. Son institutrice et moi devions régulièrement le faire sortir pour pouvoir laisser les autres exister. Au bout de quelques séances, j'ai eu très peur pour la finalité du projet. Malgré tout, dès que j'arrivais à l'école, il traversait la cour en courant et me sautait dans les bras. Donc, ce n'était pas moi le problème.
Finalement, le soir du spectacle, il est monté sur scène, il a joué la pièce. Il était concentré, il était présent. A la fin du spectacle, quand toutes les classes se sont retrouvées pour ranger les costumes et les accessoires, cet élève nous a dit : "Je suis fier de moi." Et nous aussi, nous étions fières de lui.
Ce que je vis dans mes ateliers de théâtre à l'école va bien au-delà du jeu. C'est une espace de permission, de révélation. Le théâtre devient un miroir: les enfants s'y découvrent autrement. Et parfois, ils s'y rencontrent pour la première fois.
Ils apprennent à laisser passer les émotions.
Sur scène, on peut rire, pleurer, trembler, hurler, chuchoter... Et tout est juste. Le théâtre ne corrige pas les émotions, il les accueille.
Un enfant peut incarner un géant en colère ou un petit oiseau perdu, sans jugement, sans diagnostique.
Ils apprennent à reconnaitre ce qui les traverse et à l'exprimer autrement que dans la cour de récréation. Ça ne se voit pas toujours, mais ça fait du bruit à l'intérieur.
Leur imaginaire prend toute la place.
Les enfants ont un monde à l'intérieur. Le théâtre leur donne la clé. Ils deviennent des grands-mères à moto, des hérissons philosophes ou des robots sensibles. Ils osent des gestes, des mots, des accents, des émotions qu'ils ne soupçonnaient pas.
Et dans cet espace de liberté, quelque chose de profond se dénoue.
J'ai souvent vu des enfants discrets devenir flamboyants. Parce que là, ils ne sont pas notés. Ils sont autorisés.
Et petit à petit, la confiance pousse.
Prendre la parole. Être regardé. Se tromper. Recommencer.
Chaque petit pas sur scène est un acte de courage.
Je vois des épaules qui se redressent, des voix qui s'affirment, des regards qui brillent. Je n'applaudis jamais pour faire plaisir. Mais je regarde toujours avec tendresse. Et ce regard, parfois, suffit à semer une graine.
Ce que le théâtre leur offre, ce n'est pas un rôle, c'est un reflet.
Un reflet joyeux, surprenant, parfois émouvant.
Et moi, je suis là, témoin de ces métamorphoses minuscules. Ils ne deviendront peut-être jamais comédiens. Mais ils auront découvert, au creux du jeu, une partie d'eux-mêmes qu'ils n'oublieront jamais.
Et moi non plus.